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À l’ONU, la vérité de Cuba

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ONU bloqueoLe mercredi 28 octobre 2026, lorsque chaque pays exprimera son vote, il ne se contentera pas de prendre position sur la résolution présentée par Cuba, mais aussi sur le destin de tous les pays.

Le mois d’octobre pourrait bien être qualifié de mois de la vérité, celui où les masques tombent. Chaque année, lorsque revient le dixième mois du calendrier, Cuba devient une d’antidote contre les mensonges. En octobre 2026, la dose de ce « remède » est particulièrement forte, afin de contrer la « maladie » qui sévit à la Maison-Blanche.

Ce 27 octobre 2026, Cuba se présente devant l’Assemblée générale des Nations unies avec un rapport étayé par des chiffres en forte hausse. Mais plus encore que des chiffres, elle arrive avec des histoires douloureuses qui constituent le quotidien d’un peuple qui refuser de se soumettre.

Des équipes médicales qui réalisent des opérations complexes à la lumière de lampes rechargeables ; des enfants et des jeunes qui étudient dans l’obscurité ; des familles qui s’évertuent à assurer le repas quotidien, alors que le réfrigérateur ne refroidit plus… Le blocus a de multiples noms et autant de visages.

Ce n’est pas de la propagande, comme Washington s’emploie à le qualifier à tort. C’est une réalité tangible qui habite chaque foyer de la nation caribéenne : elle entre sans frapper, traverse le salon où le téléviseur est éteint, parvient jusqu’à la cuisine envahie par l’odeur du charbon, s’installe dans les éviers sans eau et dans les pièces plongées dans la pénombre. Elle franchit également les frontières, sous sa forme la plus extraterritoriale.

Il s’agit d’une traque assumée. Ils ne le nient même plus. C’est ce que démontrent les documents présentés récemment par Bruno Rodríguez Parrilla, membre du Bureau politique et ministre cubain des Relations extérieures.

Sachant qu’ils ne peuvent détruire l’Île de l’intérieur, ils se sont efforcés également de faire pression sur quiconque entretient avec Cuba des liens de solidarité ou des relations commerciales. Sans aucun scrupule, ils recourent à leur puissance technologique, militaire et commerciale pour rappeler aux gouvernements, ou les avertir, de ce qui pourrait leur arriver s’ils votaient en faveur de la levée du blocus.

Ils ont déclaré que Cuba constituait une menace, alors que ce sont eux qui exercent la coercition, font pression et intimident…

Lorsque Cuba, la terre de José Martí, présentera son rapport aux Nations unies, cette fois celui-ci aura fait l’objet d’un débat supplémentaire, tenu en juillet, au cours duquel les voix de nombreux pays ont refusé de se laisser réduire au silence. Il aura été étayé par le rapport de la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les mesures coercitives unilatérales, examiné par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ce n’est pas Cuba qui l’a affirmé, ce sont les Nations unies qui en ont fait le constat dans toute sa cruauté.

Un forum de la société civile cubaine aux Nations unies qui s’est tenu récemment contre le blocus a également qualifié ce siège imposé depuis des décennies d’« exercice le plus cruel et impitoyable de "reconcentration" de toute une population ». Par ailleurs, une audition parlementaire publique s’est tenue à l’Institut national d’oncologie et de radiobiologie, car en effet, les conséquences de cette politique génocidaire, sont particulièrement graves pour le Système de santé publique cubain.

Alors, qui est le menteur ? Si Washington prétend viser le gouvernement cubain, pourquoi est-ce la survie du peuple qui se trouve ainsi menacée ?

À l’ONU, le mercredi 28 octobre 2026, lorsque chaque pays exprimera son vote, il ne se contentera pas de prendre position sur la résolution présentée par Cuba, mais aussi sur le destin de tous les pays. (Source : Granma)