El Loki et l’agression systématique contre les peuples de Notre Amérique
- Écrit par Francisco Delgado Rodríguez
- Published in Cuba
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Désespéré après huit mois passés à son poste impétueux, Marco Rubio a ordonné d'intensifier les campagnes sans fondement réels, afin de justifier son hostilité envers Cuba et le Venezuela.
Selon la mythologie nordique, le nom de Loki a été donné au dieu de la magouille et du mensonge, une figure qui, par sa valeur sémiotique, caractérise bien, à l'heure actuelle, la litanie de mensonges – pas même de demi-vérités acceptables – du porte-parole du Département d'État étasunien, dirigé par le chef Loki, Marco Rubio.
Presque hystérique d'anxiété et désespéré après huit mois de nomination à son poste impétueux, sans que l'aiguille ne bouge dans son microcosme obsessionnel contre Cuba et le Venezuela, le Loki humanoïde, le dénommé Rubio, a ordonné d'intensifier les campagnes sans fondement réel, afin de justifier son hostilité envers ces pays.
Il a repris ses tentatives pour mettre fin à la présence des médecins cubains solidaires, qui prêtent service actuellement dans 56 pays, en insistant désormais sur le chantage exercé sur les gouvernements d’Afrique et de la Grenade, étendant ses menaces au-delà des Amériques, tout en réitérant la menace de punition aux fonctionnaires de l'OPS et du gouvernement brésilien liés au programme Mas Médicos [Davantage de médecins].
De son côté, Christopher Landau, le tout nouveau sous-secrétaire étasunien, a consacré une partie de son agenda chargé à dénigrer l'œuvre de la Révolution et à attaquer la figure éternelle du Commandant en chef, sans comprendre que, contrairement au sien, le nom de Fidel ne sera jamais oublié.
Il a parlé des mythes de la Révolution cubaine, déclaré que le blocus n'existait pas et que la popularité universelle de son leader historique ou celle de Che Guevara était imméritée, utilisant des épithètes irrespectueuses, propres à un pygmée insolent faisant allusion à deux géants.
Et expliquer à Landau que le blocus existe bel et bien, c'est comme parler à un mur de pisé, car il est évident que le vice-ministre des Affaires étrangères croit en savoir plus que les 185 pays qui, en moyenne, année après année, soutiennent Cuba dans cette lutte désormais épique contre la guerre économique menée par les États-Unis contre le peuple caribéen.
Ces efforts, à la rhétorique interventionniste indiscutable, ont une connotation idéologique, comme si le pygmée de circonstance avait l'envergure morale pour juger les autres, et viennent s’ajouter à l’éventail d'attaques quotidiennes contre Cuba de la part de l’actuel gouvernement étasunien, en complément des mesures dures et concrètes qui, dirigées par le Loki, tentent de couper tout revenu légitime à l'Île.
Dans le cas du Venezuela, ils cherchent un casus belli, c'est-à-dire un prétexte, même extravagant, pour renverser par la force le gouvernement absolument légitime de ce pays.
Dans le cadre de cette mise en scène, ils accusent le président Nicolas Maduro d'être à la tête de plusieurs cartels, augmentant ainsi la prime pour sa capture, et pour aller plus loin dans cette mascarade, ils affirment lui avoir confisqué 700 millions de dollars en manoirs, avions, chiens et chats, tous inexistants.
Pour assumer un rôle exceptionnellement de premier plan, le Loki a même impliqué la procureure générale, Pamela Bondi, qui s'est officiellement chargée des accusations délirantes contre le leader chaviste. Ils l’ont probablement détournée, opportunément, de ses efforts pour trouver la liste mal gérée et détournée des amis pédophiles de Jeffrey Epstein.
Le Loki a également impliqué le Pentagone dans son plan, lequel a déployé, à la fin de la semaine, une flotte menaçante en état d’alerte dans le sud des Caraïbes, avec des implications très dangereuses, dans un contexte où certains puissants ne jugent plus nécessaire de justifier une quelconque agression, comme en témoigne le génocide à Gaza.
Cette démonstration de force à l'égard des pays d'Amérique latine et, surtout, du Venezuela, fait très probablement partie d'un plan plus vaste qui comprenait un événement violent – « interne », auraient-ils dit – visant à semer une certaine forme de chaos à Caracas.
Comme on le sait, cette partie du plan a échoué, et les autorités ont capturé des terroristes qui disposaient de suffisamment d'explosifs pour faire sauter la moitié de cette ville.
Cherchant à couvrir la plus grande partie du territoire continental possible, le Loki, avec l’aide de Bondi, a élargi le champ de sa lutte particulière contre le trafic de drogue, peut-être pour la rendre plus spectaculaire, en impliquant dans ses mises en cause des pays comme le Guatemala, le Mexique et le Honduras. L’objectif de renforcer les bonnes relations avec les pays voisins devra attendre, se dit-il intérieurement.
Quant au Honduras, où un processus électoral est en plein déroulement, les autorités locales ont également dû faire face à des projets terroristes découverts récemment , notamment l'assassinat de l'ancien président Manuel Zelaya, lequel répond d'ailleurs à la frustration qu'ils ont éprouvée lorsqu’ils n’ont pas pu le concrétiser en 2009, au moment où ils organisaient le fameux coup d'État en juillet de cette année-là.
Ces tentatives d'accélérer des « changements de régime » exigent un argument qui garantisse pleinement et publiquement le soutien de Trump, en l'occurrence une menace crédible pour la sécurité nationale des États-Unis, ce qui fait justement défaut à tout le récit.
Rubio ne doit pas oublier la promesse faite par Trump lors de sa dernière visite en Arabie saoudite, selon laquelle les États-Unis abandonneraient cette politique traditionnelle, d'autant plus qu'il aspire désormais au prix Nobel de la paix et qu'il serait à l'écoute de sa base électorale : MAGA (Make America Great Again) à savoir ne pas impliquer le pays dans tout nouveau conflit qui pourrait éclater dans le monde.
La frustration est le pire état d'esprit pour prendre de sages décisions : elles tournent toujours mal, mais Loki constate, à juste titre, que ça tourne de plus en plus mal pour lui.
Comme si son rôle encombrant dans l'administration Trump ne suffisait pas, le célèbre institut de sondage Gallup a publié que le secrétaire d'État avait perdu 16 points de popularité aux États-Unis, avec 31 % d'opinions favorables et 47 % d'opinions défavorables, accompagnant dans cette dérive le président lui-même, candidat au prix Nobel, avec des chiffres similaires.
Cet effondrement est accentué par le fait que le Loki joue un rôle insignifiant au sein du gouvernement, malgré son énorme pouvoir nominal. Il a également tendance à faire le contraire de ce qu'il a promis ou défendu à un moment donné de sa carrière sénatoriale, et il est de plus en plus rejeté par les communautés latino-américaines de Floride, autrefois sa base électorale, en raison de son indéfectible soutien à la « guerre interne » contre les migrants.
Pour revenir aux thèmes mythologiques, le prénom Marco vient du latin Marcus, lié à Mars, le dieu romain de la guerre. C'est probablement pour cette raison que Loki ou Marco Rubio défend le principe, politiquement et moralement inacceptable, d'instaurer la paix par la force.
Mais Loki, ou quel que soit le nom qu'il envisagerait de se donner, doit bien comprendre qu'aujourd'hui, l'Amérique latine ressemble plus que jamais à celle à laquelle aspiraient Bolivar, Marti ou Fidel, père contemporain du processus intégrationniste prometteur de Notre Amérique, lequel a fait preuve d'une extrême clarté sur les questions qui nous occupent ici.
Le 26 juillet 1962, le leader historique de la Révolution déclara : « Nous ne pouvons pas nous endormir, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers, nous ne pouvons pas baisser la garde. L'ennemi ne dort pas, l'ennemi ne se repose pas, l'ennemi ne pardonne pas ». (Source : Granma)