El tiempo - Tutiempo.net

Qui sème vraiment la terreur dans la région?

  • Published in Cuba
  • Hits: 44

bruno rodrigues eeuu halcones 1La stratégie de Washington pour recoloniser l’Amérique.

La réponse à cette question semble facile, et elle l’est. Cependant, le pouvoir sur les grands médias et la machine de propagande étasunienne fait son travail : tordre le cou à la vérité jusqu’à atteindre le paradoxe de transformer les victimes en coupables.

Face à la crise de son hégémonie et de l’architecture globale créée après la Seconde Guerre mondiale, Washington tente de reconfigurer l’ordre mondial en utilisant la coercition et la force.

Codifiée, à la fin de 2025, dans la Stratégie de sécurité nationale (NSS) des États-Unis, cette politique renforce les conflits et établit un cadre pour la déstabilisation des gouvernements considérés comme des obstacles à leurs intérêts.

Ainsi, la SSN a donné la priorité à l’hémisphère occidental, ce qui s’est traduit par une sorte de déclaration de propriété sur ses ressources naturelles, tout en justifiant son appropriation par la force. En vertu de cette politique, la Maison Blanche a renforcé son contrôle sur les chaînes d’approvisionnement des minéraux essentiels, notamment le lithium.

De ce fait, l’application de réglementations coercitives, l’ingérence sous la doctrine du « Corollaire Trump » et l’usage de la force militaire, – comme cela s’est produit le 3 janvier au Venezuela –, sont devenus une réalité quotidienne pour les latino-américains.

Menacée, depuis 2025, par la présence de la marine étasunienne, déployée dans les Caraïbes sous prétexte de combattre le trafic de drogue, la région a subi des attaques meurtrières contre des embarcations civiles, ce qui constitue un acte de terrorisme d’État.
Pendant ce temps, l’administration actuelle poursuit une politique de criminalisation, de persécution, d’emprisonnement et d’expulsion des immigrants latino-américains aux États-Unis, et maintient des centres de détention dont les conditions ont été dénoncées par les organismes humanitaires comme cruelles et inhumaines.

En outre, Washington soutient ouvertement ses alliés de droite et d’extrême-droite, interfère sans retenue dans des processus électoraux, libère des narcotrafiquants, bombarde, envahit, enlève des présidents et menace de détruire Cuba.

Bref, la nouvelle NSS ressuscite explicitement la doctrine Monroe en y ajoutant un « corollaire Trump » qui vise à restaurer la prééminence étasunienne dans l’hémisphère et à priver la Chine et la Russie du contrôle d’actifs stratégiques.

CUBA, UNE MENACE INHABITUELLE ET EXTRAORDINAIRE?

Le 29 janvier, le président des États-Unis, Donald Trump, a émis un ordre exécutif intitulé « Faire face aux menaces contre les États-Unis de la part du gouvernement cubain » qui déclare entre autres : « Je considère que les politiques, les pratiques et les actions du gouvernement cubain menacent directement la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis. »

Une lecture superficielle du texte pourrait s’avérer absurde pour quiconque n’est pas prévenu. Personne, sain d’esprit, ne croit que cette menance soit possible. Un petit pays insulaire, bloqué depuis plus de 60 ans, qui n’est pas une puissance militaire, est-il une «menace inhabituelle et extraordinaire» pour la première puissance militaire et économique du monde?

Seul un esprit très dépravé pourrait imaginer une telle chose. Le document affirme que La Havane soutient des pays hostiles aux États-Unis, une contradiction étant donné qu’il s’agit de pays avec lesquelles Washington entretient des relations.

L’Ordre exécutif, héritier direct du mémorandum de Lester Mallory, accuse Cuba de soutenir des groupes terroristes transnationaux et des « acteurs malveillants ». C’est la raison pour laquelle la Maison Blanche a décidé d’imposer un droit de douane supplémentaire sur les importations de tout pays qui vendrait ou fournirait du pétrole à Cuba.

Cette mesure rappelle la cruauté de ceux qui, au 19e siècle, tentèrent d’exterminer par la faim les habitants de l’archipel. La barbarie de la « reconcentration » menée par Valeriano Weyler, capitaine général de Cuba, au début de 1896, est pourtant loin d’égaler ce que se propose l’administration yankee actuelle.

À PROPOS DU TERRORISME, UN PEU D’HISTOIRE
Rappelons qu’en mai 2002, le secrétaire d’État adjoint de l’époque, John Bolton, prononça le discours intitulé Au-delà de l’axe du mal : menaces supplémentaires des armes de destruction massive. Au soi-disant « axe du ma l» – composé, selon eux, de l’Irak, de l’Iran et de la Corée du Nord – se sont ajoutés la Libye, la Syrie et Cuba.

Cela a permis à l’administration de George W. Bush, et aux suivantes, de fabriquer, de manière fallacieuse, une relation symbolique entre le terrorisme et Cuba, un prétexte pour l’inclure dans la liste des pays commanditaires de ce fléau.

Pendant des décennies, les agences étasuniennes ont financé, formé et soutenu des groupes anti-cubains qui ont commis des actes de violence contre l’Île, y compris des attentats, des sabotages et des assassinats. Dans l’arsenal des agressions se trouvent une centaine de variables du terrorisme, depuis l’attentat contre des avions civils jusqu’à la guerre biologique et le blocus économique.

Aux États-Unis, les réseaux terroristes les plus importants et les plus dangereux du monde ont été créés, notamment le groupe Omega 7, fondée le 11 septembre 1974, une organisation responsable de dizaines d’attaques terroristes contre des installations cubaines.

Tout au long de plus de six décennies, 3 478 morts et 2 099 handicapés ont donné un visage aux statistiques de cette guerre non déclarée.

Récemment, entre mars 2023 et février 2024, les dommages causés au secteur énergétique et minier ont atteint environ 388 millions de dollars, principalement en raison des poursuites contre les compagnies maritimes, les assureurs et les banques qui empêchent l’arrivée du pétrole sur l’Île.

Le plan subversif conçu par le gouvernement des États-Unis, après d’innombrables échecs dans leur objectif de renverser la Révolution, vise désormais à asphyxier complètement le peuple, en privant le pays de l’énergie pour mettre en marche les usines, en paralysant le transport et en plongeant les gens dans l’obscurité.

Leur but est d’amener les Cubains dans un état de désespoir tel que cela briserait leur volonté de résistance ; ils ont conscience du mal qu’ils peuvent causer, mais ils agissent sans se soucier de la mort parce que c’est leur objectif : commettre un génocide.

Avec l’ordre décrété par Trump, on estime que Cuba aurait une fenêtre de survie de trois à six mois avant une crise humanitaire d’une ampleur incalculable.

L’objectif est de forcer le gouvernement à accepter une négociation d’urgence en échange d’une levée temporaire des sanctions, une sorte de « Pacte du Zanjon » qui ferait de Cuba une néocolonie, dans des conditions encore plus indignes que celles imposées en 1902.

Rien n’a changé. Les actions terroristes déclenchées par le gouvernement des États-Unis. ont été conçues pour briser l’âme de la nation, afin que, poussés par le découragement, nous renoncions à nos rêves de liberté et de justice.

Ils oublient que l’Histoire de Cuba est, en essence, celle d’une nation qui a lutté, pendant plus d’un siècle, pour défendre sa souveraineté. La bataille se poursuit et la volonté du peuple cubain de défendre son projet de pays demeure inébranlable. (Source : Granma)