El tiempo - Tutiempo.net

Histoires de sauvetage dans la nuit noire

  • Published in Cuba
  • Hits: 128
tornado la habana 3Ce n'est que le lendemain de la tornade, aux premières lueurs du jour, que les sauveteurs ont eu une idée de l'ampleur réelle de la catastrophe.
 
Ce n'est que le lendemain, aux premières lueurs du jour, qu'ils ont eu une idée de l'ampleur réelle de la catastrophe. Quiconque leur aurait dit avant ces cinq dernières heures ce qui allait se passer aurait été traité, sinon de fou, d’extravagant.
 
Mais ce soir-là, dans la Calzada de Luyano, à Guanabacoa et à Regla, il n'y a pas eu un brin d’exagération.
 
Yumar Mendoza jure qu'en 20 ans de service, il n'avait jamais rien vu de tel. « Pas même durant le tremblement de terre en Équateur », lorsqu’il est allé apporter de l'aide dans ce pays ami, nous confie Wilmer, qui est chef du groupe des secouristes et de sauvetage.
 
Il venait de rentrer chez lui où se trouvaient sa femme et sa fille et, par hasard, il était en train de parler au téléphone avec un collègue, « un autre responsable des secours », dit-il.
 
« J'habite tout près d’ici derrière l'église de Jésus del Monte et lui vit à Toyo. Nous avions convenu que je passerais le voir. J'ai raccroché le téléphone, je suis rentré et c’est là que tout a commencé… »
 
Wilmer raconte qu'il s’est assuré que sa famille était en sécurité, que rien ne leur étaient arrivé, il leur a demandé de ne pas sortir de la maison, de rester en contact avec lui... « Je me suis habillé et je leur ai dit que j'allais dans la rue pour apporter de l’aide si nécessaire... c'est mon travail. Nous avions été avertis qu'il y aurait des inondations côtières, des pluies, et c’est ce qui s’était passé... »
 
Ensuite, il est allé chercher son collègue pour se mettre d’accord avec lui, qu’il laisse sa famille en sécurité, et voir ensemble ce qu'ils pouvaient faire pour aider dans le secteur.
 
« Ce fut une question de quelques minutes, et personne ne s’explique comment, en si peu de temps, une municipalité s'est retrouvée avec autant de dégâts. Effondrements complets de maisons ; lignes électriques au sol ; voitures, autobus, camions renversés. Une population appelant à l'aide », dit-il.
 
Il n'y a pas de pire incertitude que de ne pas avoir une idée claire de la situation, c'est le prélude du choc, de la nervosité. Et c'est exactement ce que Wilmer et le sous-lieutenant Aniel Leon ont trouvé, en plein milieu de la chaussée.
 
« Nous avons rejoint la voiture numéro un, qui avait été chargée de participer à une opération de sauvetage devant l'hôpital Hijas de Galicia. Il s’était produit un éboulement et les gens étaient bloqués à l’intérieur, Ils allaient bien, mais la sortie de l’hôpital était obstruée », explique-t-il.
 
Alors qu'ils montaient dans le véhicule, un homme s'est approché d'eux pour leur dire qu'un couple de personnes âgées était coincé sous les décombres au deuxième étage d’une maison, entre les rues Luyano et Benavides. « J'ai pris la décision de dire au chef de la compagnie qui se trouvait dans la voiture que nous irions en priorité à cette adresse, car des gens étaient pris au piège », se souvient Wilmer.
 
Pour Aniel, ce qui rendait chaque moment difficile, c'était l'absolue nécessité d’établir des priorités, d’aider d'abord les blessés les plus graves, de dire aux personnes qui demandaient de l’aide que certains en avaient plus besoin qu’elles. L'urgence extrême et la volonté d’utiliser le personnel et les ressources de la manière la plus efficace les obligeaient à agir de la sorte.
 
« Quand nous sommes arrivés, une ambulance était déjà sur les lieux, mais elle ne pouvait pas accéder à l'endroit de l’effondrement, notre véhicule non plus. Nous nous sommes rendus jusqu’à la maison à pied, nous sommes montés par les escaliers et nous sommes entrés au deuxième étage par un petit trou dans le mur, aujourd'hui je ne sais pas comment nous avons pu y pénétrer. Le mur s'était complètement effondré et était supporté par une grille et une barrière grillagée. L'important, c'est que nous sommes passés. L'infirmière également », explique Wilmer.
 
« Nous avons évacué ce couple à la main ; nous avons écarté tout ce qui empêchait la femme de respirer. Comme elle était dans l’incapacité de marcher, nous avons réussi à la sortir sur un brancard. L'infirmière lui a placé une perfusion. Le plafond de l’étage inférieur s'était également effondré, et nous avons dû la transporter pratiquement au-dessus du vide », ajoute Aniel.
 
Ils ont parcouru toute la rue – environ deux pâtés de maisons – en portant la femme sur une civière, jusqu'à l'ambulance qui l'a emmenée à l'hôpital
Calixto Garcia.
***
« Nous étions peu nombreux pour tout ce qui se passait », avoue le colonel Noel Silva Garcia, chef du détachement spécial de Sauvetage et Secours.
 
« La situation était hors du commun : beaucoup de stress, la population était en panique, les gens avaient très peur, à cause de ce qui s’était passé et de ce qu'ils voyaient. »
 
Noel signale que lorsque la tornade a frappé, nombre de ses collègues, comme lui, se trouvaient de repos chez eux. « Nous avons suivi le protocole établi : en cas de catastrophe, nous devons nous présenter immédiatement dans l'unité et occuper nos postes de travail. »
 
« Ce fut une situation très atypique, par rapport à ce que nous faisons normalement : lorsqu'il y a un cyclone, nous sommes en alerte, nous nous préparons, nous sommes dans l'unité et de là nous sortons pour accomplir notre travail. Dans ce cas, cela s'est produit de but en blanc. Nous ne nous attendions pas à un événement de cette nature, par ailleurs imprévisible. »
 
Quelques minutes après qu'une partie de La Havane ait été frappée, ces hommes se sont rendus sans y penser à deux fois jusqu’aux zones les plus proches de leur domicile.
 
Ils ne disposaient même pas de l'équipement spécialisé pour ce qui les attendait, parce que la nuit du 27 janvier devait être orageuse, mais pas fatale.
 
« Par hasard, beaucoup d'entre nous étions près de la municipalité de Diez de Octubre, à Luyano, à la Vibora, Santos Suarez, qui ont été des zones très touchées. »
 
« Nous nous sommes déployés, dirais-je, pour faire en sorte que chacun de nous s’occupe de la plus grande zone possible et donne une réponse le plus rapidement possible. Nous nous sommes trouvés face à des maisons écroulées, des établissements publics, de gens qui nous appelaient à l’aide pour résoudre les problèmes qu'ils avaient dans leurs maisons », se souvient-il.
 
Le major Even Gato Moron est à la tête du commando 11 de la municipalité du Cotorro. « Je me trouvais chez ma femme, nous avions réparé un peu le toit parce que le vent avait soufflé fort pendant la journée... et du sud, si bien que la nuit s’annonçait orageuse. Les informations l’avaient annoncé, mais nous étions loin d’imaginer une tornade, encore moins de cette ampleur. »
***
« Nous dormons presque toujours avec le talkie-walkie allumé, en cas d'urgence... nous sommes chefs de Commando. Nous avons entendu l’appel de nos collègues qui étaient sur la route, et qui demandaient des renforts. Je suis allé directement au Commando N° 25, qui est tout près de chez moi à San Miguel del Padron, et quand je suis arrivé, les garçons étaient prêts à partir sur les lieux où on demandait de l'aide. Le chef de de la compagnie du Commando N°1 était déjà occupé sur place », dit-il.
 
Even explique qu'ils ont dû chercher des voies d’accès pour se rendre sur place, car la Calzada de Luyano était complètement dévastée. « Nous sommes passés par la Via Blanca. Il y avait eu plusieurs accidents de circulation. Un poids-lourd avait percuté plusieurs véhicules renversés. Nous sommes arrivés jusqu’à la rue Fabrica, où nous avons laissé la voiture, à environ 500 mètres des lieux.
 
« Il semblait qu'un tremblement de terre s'était produit. Dans cette rue, on ne pouvait même pas marcher. Nous ne savions toujours rien sur la situation de l'hôpital maternel Diez de Octubre, « Hijas de Galicia », dit-il.
 
Rancel Cordovaz était également chez lui lorsqu'il a reçu l'appel à la mobilisation. Il est premier technicien de Secours et Sauvetage et il est sorti sous la pluie en marchant depuis San Miguel del Padron. Il a rejoint les techniciens de Commando 25, le même que celui d'Even, alors qu’il se dirigeait vers la zone affectée.
 
« À un moment, lorsque nous sommes passés par la Via Blanca, nous avons regardé à droite, le chef du Commando m’a dit : "Regarde comment le vent a abattu le mur", et moi de répondre : "Non, ce n’est pas possible ! Ils doivent être en train de le démolir" », se souvient-il, encore tout abasourdi.
 
Elieser Fonseca Reitor se trouvait au Commando lorsqu’est arrivé l'ordre de se rendre à Guanabacoa afin de porter secours aux personnes qui se trouvaient à l’intérieur du bus qui s'était renversé. Une semaine plus tard, il est toujours à son poste de travail. Il dit que la seule chose qui lui est venue à l'esprit quand il a vu tous ces arbres abattus, ces voitures détruites, les gens appelant à l'aide, ce fut : « C'est une tornade ! ». Mais était-ce possible ?
 
***
Après avoir fouillé dans les décombres jusqu’à évacuer vivante une femme et son mari attrapés sous les murs de leur maison effondrée, Wilmer Yumar Mendoza reçut l'ordre du major Alexander Santillano, chef du Commando spécial N° 1, d'accompagner un groupe à l'hôpital Hijas de Galicia, car des appels avaient été reçus depuis le Centre de Direction pour signaler des difficultés.
 
« En arrivant à l'entrée de l'hôpital, un médecin résident, portant plusieurs blessures et des plaies visibles, s'est approché de moi. Je lui ai dit : « Attends, il faut te soigner ! ». Il m'a répondu : « Viens à l’intérieur, j'ai trois personnes gravement blessées ».
 
« Dans le service de garde, il y avait une jeune fille avec quatre côtes fracturées, une très vieille femme assise sur une chaise avec des brûlures au troisième degré dues au frottement sur le sol : elle se trouvait chez elle lorsque la tornade s’est produite, elle a été emportée dans la rue et traînée sur la chaussée ; un autre garçon dans un fauteuil roulant portait des marques de coups partout sur le corps, des blessures et des points de suture... C’est là que j’ai demandé au Commando Un d'envoyer trois ambulances et que nous avons réalisé que la situation était très grave », signale Wilmer.
 
Le chaos. C'est le mot qui vient à l’esprit d’Alexander pour décrire la scène. En 25 ans de service, il ne trouve pas de point de comparaison avec cette nuit-là. Il a dû aller vite pour prendre chacune des décisions : il a réuni tous les techniciens de sauvetage, les collègues de Commando 25, ceux de Commando 25 et les siens, et ils ont décidé de former trois groupes d'exploration. Tout cela en quelques minutes.
 
L'ordre était de maintenir la communication par radio, et dès le premier contact, les sauveteurs ont commencé à demander des ambulances, se souvient-il.
 
À ce moment-là, dit-il, ce n'était pas seulement l'hôpital, mais aussi les maisons qui étaient à proximité : il y avait des gens blessés, certains à la tête, des fractures... Nous étions à presque 50 mètres d'une polyclinique sur la Calzada de Luyano, où il y avait aussi des blessés.
 
Compte tenu de la situation, la première décision fut de centrer la plupart de nos actions sur l'hôpital maternel, en raison de ses caractéristiques.
 
« Il accueillait 82 femmes enceintes et 14 nouveau-nés, dont deux se trouvaient dans un état grave. Les camarades responsables du gouvernement, du Service intégré des urgences médicales, de la Croix-Rouge, de la police se sont rendus sur place... Tous ont joué un rôle fondamental dans le succès de l’opération d'évacuation.
 
« Notre objectif était d’évacuer en vie tout le monde de cet hôpital. Nous avons passé plus de cinq heures à travailler, dans des conditions très difficiles, pratiquement dans l'obscurité complète, avec les rues obstruées et les voitures qui ne pouvaient pas accéder sur les lieux », explique le major Santillano.
 
Et d’ajouter que sans la formation quotidienne et le sentiment d'appartenance que l'on inculque aux pompiers, cela aurait été impossible. « Discipline, honneur et courage », c'est la clé de notre réussite, affirme-t-il.
***
Lorsque Wilmer est monté au troisième étage de l'hôpital, où se trouvent les nouveau-nés, il a découvert que même si c’était le seul service de l’établissement où l’électricité avait été maintenue, le panorama était désespérant.
 
« Conseillés par les médecins et en fonction de la situation des mères et des nouveau-nés, nous avons commencé à classer les patients et à demander au major Alexander les moyens nécessaires pour une évacuation en toute sécurité. Il n'y avait pas que nous dans la ville et le système de prise en charge était paralysé », se souvient-il.
 
***
« Il a fallu partager les tâches. Un groupe s’est chargé de l'évacuation de la salle de néonatologie, l'autre de la salle prénatale et un troisième de la salle des femmes enceintes sans problèmes. Finalement, nous avons descendu les trois femmes qui avaient accouché par césarienne, depuis peu de temps ; et leurs bébés ont été déplacés en premier.
 
Une jeune femme a commencé à avoir les douleurs de l’accouchement au moment où le lieutenant Aniel et ses compagnons la descendaient par l'escalier. « Nous l'avons prudemment emmenée jusqu’à l'ambulance et nous avons appris qu'elle avait accouché sur place », dit-il.
 
« Alors que nous étions en train de travailler à l'hôpital, nous avons dû nous partager plusieurs fois. Nous avons reçu des appels de maisons effondrées dans les environs, nous avons rapidement pris la décision d’envoyer un groupe de reconnaissance. Tout se faisait à pied, aucun accès n’était possible avec un véhicule », dit Aniel.
 
Andy Michel Ramos Sotolongo, chef de la compagnie du Commando spécial N° 1, confirme : « À plusieurs reprises, alors que les techniciens de sauvetage travaillaient à l'hôpital, nous sommes allés à 12 et 14 pâtés de maisons dans les environs parce que l’on nous avertissait que des gens étaient coincés sous les décombres de leur maison. »
 
Selon Noel Silva, la tornade est entrée par le troisième étage de l'hôpital, et « de haut en bas, elle a détruit tout ce qu’elle trouvait sur son passage. La situation était atypique, différente des autres endroits, car il s'agissait d’une maternité, des bébés qui venaient de naître depuis quelques heures et moins. Et des femmes qui accouchaient ou étaient opérées à ce moment-là ».
 
Le major Even Gato dit que lorsqu'il est arrivé devant la porte de l'hôpital maternel, la première chose à laquelle il a pensé ce fut à sa fille, qui venait de fêter ses deux ans deux jours auparavant. « Elle est née avec la jaunisse et a dû passer cinq jours dans le service de néonatologie au troisième étage », explique-t-il.
 
Et d’ajouter : « L'église en face de l'hôpital avait perdu son dôme. Un équipement d’air conditionné, très lourd, de ce que l’on installe normalement sur le toit de l'hôpital, se trouvait au milieu de la chaussée. Voitures en travers de la route, palmiers couchés sur le sol... Je ne sais pas comment nous avons pu travailler dans ces conditions. C'est à l'aube que nous avons constaté clairement le désastre. »
 
Il y a eu des moments critiques, signale-t-il. Des femmes enceintes qui voulaient rentrer chez elles. Il a fallu leur parler, les calmer.... C'était un moment de tension, mais la population a collaboré.

Ils ajoutent d’autres détails, en vrac : le gaz qu’il a fallu couper à cause d’une fuite aux quatrième et cinquième étages, le dévouement des travailleurs qui, bien que blessés, n'ont pas abandonné les patients, les médecins voisins qui sont venus aider.
 
La nuit de la tornade, le major Maurilio Reyes Reina n'était pas en patrouille. C’est à l’aube qu’il a eu son premier contact avec la catastrophe, lorsqu'il s'est rendu au rond-point de Guanabacoa dans le cadre du travail de l'Unité provinciale de patrouille.
 
Garder un contrôle strict sur les règlementations opérationnelles en cas de sinistre n'est pas la tâche la plus simple. Selon lui, cela a été possible grâce au travail conjoint de l'ensemble du système du ministère de l'Intérieur (Minint). « La priorité était de pouvoir assurer de façon ordonnée tout le soutien et la sécurité qui se mettaient en place à ce moment-là : les voitures qui avaient déjà commencé à ramasser les décombres, les ambulances, la livraison de matériel... Et c’est toujours aussi important », dit-il.
 
Apporter son soutien, insiste-t-il, est l’ordre principal reçu durant ces journées, signale Maurilio. « Les anecdotes sont nombreuses, mais je ne saurais oublier cette vieille femme, âgée de 70 à 75 ans, dont la maison s’était écroulée et qui était dans la rue, sans petit déjeuner ni déjeuner. Elle nous a demandé de l'aide et nous l'avons transférée au poste de commandement qui venait d’être installé dans la circonscription, où elle a reçu toute l'attention requise. »
 
Ce n'était pas un cas isolé. « Nous nous sommes consacrés à conseiller les gens, en particulier en les dirigeant vers des endroits où ils pourraient être pris en charge. Nous les avons aidés à traverser les rues, à ramasser les affaires qu’ils leur restaient et qui pouvaient être récupérées. Cela a été difficile. »
 
Les forces de l'ordre et la population ont travaillé ensemble de façon respectueuse, dynamique et éthique. « J'ai remarqué une cohésion dans le travail. Nous tous, y compris d'autres responsables, comme les Forces armées, nous n’avons fait qu’un… », ajoute-t-il.
 
Il insiste sur la coordination avec des organisations comme Etecsa, les services de voierie, les Eaux de La Havane et l’Union électrique, entre autres. « Partout où on nous a demandé de sécuriser les lieux, nous l’avons fait. La priorité a été donnée aux avenues et aux rues principales afin de pouvoir en nettoyer et en désengorger d’autres qui étaient surchargées de circulation. »
 
Les voitures de patrouille ont parcouru les rues durant toutes ces journées, par postes de travail de huit heures. Maurilio dit qu'il a pu se rendre dans toutes les municipalités touchées et il insiste sur le fait que les unités de patrouille ont été renforcées, surtout la nuit. « Non seulement par les organes chargés du maintien de l’ordre, mais aussi par les organes administratifs de tous les organes de la Minint, afin de veiller à la paix des gens et à la sécurité des biens. »
 
« Les services d'urgence – le 106 – n'ont pas cessé de fonctionner, et se tiennent au courant de tout type d'événement. Une chose est que lorsque la tornade passe, mais pas plus tard qu'hier, les pompiers ont reçu un appel d'une personne prise au piège, sous un arbre qui lui était tombé dessus. La mobilisation de toutes les forces nécessaires se poursuit. L'heure d'arrivée sur les lieux de l'urgence varie de trois à sept minutes. Nous sommes toujours impliqués dans la protection des municipalités qui ont été touchées », explique-t-il.
 
Les lieutenants Idilio Calzado Ramírez et Raidel Spengler Otaño ne patrouillaient pas les zones touchées. Ils étaient de l'autre côté de La Havane, à Playa.
 
On leur a donné la mission non seulement d'être présents, mais aussi de filmer la zone dévastée. « C'est comme voir deux fois la souffrance des gens, les dommages, la perte de ce pour quoi on s'est tant battu. Les gens demandent de l'aide parce qu'ils n'ont plus rien, plus de nourriture, plus de maison », dit Raidel.
 
Nous, en tant qu'officiers, nous recueillons également les préoccupations et les nous les transmettons au poste de commandement, nous essayons de donner la solution qui se trouve à notre portée, ajoute Idilio.
 
Le plus dur pour ces deux jeunes hommes est d'écouter les histoires. Pour cette tâche, presque aussi importante que celle d'offrir quelque chose de concret, ils ont aussi été préparés. « Tous les matins, on nous demande avec insistance d'être impartiaux, de transmettre de la tranquillité, de comprendre la douleur des gens et de les traiter sans perdre de vue ce sentiment », dit Raidel.
 
Et la nuit ? « Nous restons auprès d’eux ». Vous avez froid ? « Rien n’est important face à une catastrophe, face à l'engagement de maintenir la tranquillité des citoyens. » /Granma

Ajouter un Commentaire