Cuba publie le rapport annuel sur les préjudices dus à l´embargo imposé par les États-Unis

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Le Ministère des Relations Extérieures cubain a publié le rapport annuel sur les préjudices portés à l´île par l´embargo économique, financier et commercial imposé par les États-Unis depuis près de six décennies.
 
Selon le document, qui couvre la période comprise entre avril 2017 et mars 2018, la politique hostile nord-américaine a redoublé d´intensité, continue d´être appliquée avec rigueur et sur le laps de temps analysé a provoqué des pertes pour Cuba calculées à près d´un milliard 321 millions 200 mille dollars.
 
Le rapport, qui appuie un projet de résolution proposé par Cuba à l´Assemblée Générale des Nations Unies au sujet de la nécessité de mettre fin à cet embargo, rappelle que les préjudices accumulés durant près de 60 ans atteignent les 933 milliards 678 mille dollars, en prenant compte de la dépréciation du dollar par rapport à l´or sur le marché international.
 
Le document précise qu´à prix courant, le blocus a provoqué des préjudices calculés à plus de 134 milliards 499 millions 800 mille dollars.
 
Selon les autorités cubaines, le Gouvernement des États-Unis a imposé un sérieux retour en arrière aux relations bilatérales depuis la signature en juin 2017, par le président Donald Trump, d´un "Mémorandum Présidentiel de Sécurité Nationale sur le Renforcement de la Politique des États-Unis envers Cuba". Parmi ses objectifs, ce document ratifie le durcissement de l´embargo.
 
Cinq mois plus tard, les départements étasuniens du Commerce, du Trésor et d´État ont émis de nouvelles régulations et dispositions pour appliquer le dit mémorandum.
 
Les mesures appliquées ont encore plus restreint le droit des étasuniens à voyager à Cuba, et ont imposé de nouvelles entraves aux opportunités limitées du secteur entrepreneurial nord-américain dans l´île.
 
Ces nouvelles sanctions contre Cuba ont provoqué une sensible diminution des visites provenant des États-Unis, puis ont renforcé l´entrave aux relations économiques et commerciales d´entreprises cubaines avec les potentiels partenaires étasuniens, ainsi que de pays tiers.
 
Selon le rapport, ces mesures ne nuisent pas uniquement à l´économie étatique cubaine, mais également au secteur non-étatique du pays, ainsi que d´autres nations compte tenu de son caractère extraterritorial.
 
Le document inclut également des paragraphes faisant référence aux préjudices portés aux secteur dont l´impact social est particulièrement important, tels l´alimentation, la santé, l´éducation, le droit au développement, ou encore au commerce extérieur et aux finances. Puis il y est souligné l´opposition internationale à cet embargo, y compris au sein des propres États-Unis.
 
Pour la nation caribéenne, cette politique étasunienne constitue une violation massive, flagrante et systématique des Droits de l´Homme de tout le peuple cubain, puis elle est qualifiée par les autorités insulaires d´acte de génocide d´après la Convention pour la Prévention et la Sanction du Délit de Génocide de 1948.
 
Cette politique est également ici considérée comme une violation de la Charte des Nations Unies et du Droit International, tout comme un obstacle à la coopération internationale.
 
Le 31 octobre prochain, l´Assemblée Générale de l´ONU votera, pour la 27ème année consécutive, un projet de résolution qui réclame la fin de l´embargo étasunien contre Cuba.
 
Depuis 1992, l´initiative a reçu un soutien majoritaire au sein du principal organe de délibération des Nations Unies.
 
Lors des trois dernières consultations, 191 des 193 États membres de l´ONU ont soutenu le projet ou ne se s´y sont pas opposé. Le vote de 2017 n´a enregistré que l´opposition des États-Unis et d´Israël. /PL

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