/   ISSN 1607-6389
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Édition Imprimée

L'injustice tremble toujours !

Barbados.jpg Le terrorisme patronné par la CIA n’a toujours pas réparé sa dette envers l’histoire, envers la paix. Le 6 octobre 1976, 73 personnes, dont 11 Guyanais, cinq Nord-coréens et 57 Cubains, périrent dans un attentat terroriste qui fit exploser en plein vol l’avion dans lequel ils voyageaient.

41 ans se sont écoulés et les peuples continuent de réclamer justice face à cet acte de barbarie.

Les auteurs de ce crime brutal et abominable se sont promenés dans les rues de Miami et d’autres villes des États-Unis. Ils ne se sont pas cachés pour affirmer qu’ils bénéficiaient de la protection et de la grâce de la CIA et des administrations étasuniennes. Le pays censé mener sa « guerre contre le terrorisme jusque dans chaque recoin de la terre » n’a jamais jugé les terroristes qui ont fauché les vies de ces personnes de retour à Cuba après une escale à la Barbade.

Le crime du 6 octobre 1976 plongea dans le deuil le pays qui, depuis 1959 jusqu’à ce jour a été victime de mains assassines, comme celles de Luis Posada Carriles et Orlando Bosch, pour le seul fait d’avoir instauré sa souveraineté à moins de 90 milles marins de la nation la plus puissante de la Terre. Il y a quatre mois, le général d’armée Raul Castro signalait : « Nous sommes réunis précisément aujourd’hui pour rendre hommage aux 3 478 Cubains qui sont morts et aux 2 099 qui sont restés handicapés à vie par les actions terroristes qui ont été exécutées pendant un demi-siècle contre notre pays, soit un total de 5 577 victimes. Les martyrs de la Barbade font partie de cette longue liste des victimes que nous n’oublions pas et que nous n’oublierons jamais ».

Préalablement à son discours à la Salle Universal des Forces armées révolutionnaires, avait été rendu public le Décret-loi No 279 adoptant officiellement le 6 octobre comme la Journée des victimes du terrorisme d’État.

Pour avoir subi dans sa propre chair la cruauté de cette politique criminelle, le gouvernement et le peuple cubains ont réaffirmé leur décision de condamner et d’affronter le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, notamment le terrorisme d’État, où qu’il se produise et quel qu’en soit le prétexte.

À cet égard, le 6 octobre 2010 le camarade Raul affirmait : « Notre pays a souscrit aux treize conventions internationales existantes en la matière, et remplit strictement ses engagements et ses obligations émanant des résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il ne possède et n’a pas l’intention de posséder des armes d’extermination massive d’aucun type, et respecte ses engagements en vertu des instruments internationaux en vigueur sur les armes nucléaires, chimiques et biologiques. Le territoire cubain n’a jamais été utilisé et ne sera jamais utilisé pour organiser, financer ou exécuter des actes terroristes contre aucun pays, y compris les États-Unis ».
L’indignation et le courage, telles ont toujours été les réponses de Cuba face à chaque acte de terreur et de mort qui ont prétendu provoquer la panique sur une terre où chacune des machinations s’est heurtée à un peuple capable de radicaliser encore plus sa Révolution. C’est la raison pour laquelle la fameuse phrase lancée par le commandant en chef Fidel Castro Ruz, le 15 octobre 1976, aux obsèques des victimes du sabotage de l’avion cubain résonne encore aujourd’hui : « Quand un peuple énergique et viril pleure, l’injustice tremble ! ». /Granma


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